L’art-thérapie est un univers vaste, puisque nous retrouvons différentes disciplines (chant, dessin, modelage, peinture, écriture, danse, clown, théâtre, musique…). Vu qu’il s’agit de passions et de loisirs créatifs, cette notion permet d’aborder les problématiques dans des dimensions parfois surprenantes. Cet accompagnement permet à chaque individu de se découvrir, se comprendre, de rehausser son estime de soi, de gagner confiance en lui, de s’apaiser, de retrouver la joie de vivre.

En janvier et février 2020, je me suis inscrite à des stages clownesques. Les « premiers pas du nez » m’ont permis de découvrir mon clown avec son petit nez rouge. Il lui a fallu du temps pour montrer sa petite frimousse. Avoir de l’aisance sur une scène n’est pas un exercice inné pour tous, et même si je suis très créative, là, j’avais l’impression de ramer en pleine mer, car mon mental jouait les trublions ! Partir à la découverte de son clown n’est pas faire le clown ; c’est laisser surgir ce personnage qui est en nous et le faire vivre, tel un marionnettiste avec son pantin.

Cette aventure personnelle a mis en relief les richesses de mon imaginaire. Au cours du deuxième stage « inspirez, expirez », mon clown a montré une nouvelle palette haute en couleurs (naïf, sensible, imaginatif, drôle). Cela a été l’occasion de stimuler mes rêves et ma réalité, de voyager dans le monde merveilleux de la respiration et de l’ancrage corporel, à travers des jeux de rôle, des danses, des improvisations, des exercices sur l’écoute intuitive. L’objectif de cet art est d’apprivoiser les endroits qui rendent mal à l’aise, de faire sauter des intérieurs.

Incarner mon clown me permet d’avoir un regard nouveau sur moi, sur l’authenticité. J’ai appris à me réapproprier mon corps, mon savoir-être, toute la palette émotionnelle nécessaire pour accompagner mes clientes.

Un clown, c’est une part de nous plus poétique, plus enfantine. C’est celle qui est capable de s’émerveiller, de s’étonner. Elle fait alliance avec le présent, le concret. C’est celle qui fait preuve d’autodérision.